Constitution Européenne des Droits de l'Homme

Article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale

1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.

2 - Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Convention Internationale des Droits de l'Enfant

Article 9
1. Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant.
2. Dans tous les cas prévus au paragraphe 1, toutes les parties intéressées doivent avoir la possibilité de participer aux délibérations et de faire connaître leurs vues.
3. Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à intérêt supérieur de l'enfant

dimanche 11 décembre 2011

Champvecinel (24) : un enfant retiré à tort à ses parents

Source : http://www.sudouest.fr/2011/12/11/un-enfant-retire-a-tort-577772-7.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20111211-[zone_info]


Champvecinel (24) : un enfant retiré à tort à ses parents

Décision rarissime : un hôpital, le CHU de Limoges, est condamné pour avoir signalé à tort un cas de maltraitance sur un nourrisson en 2007

 Le nourrisson aura été séparé de ses parents pendant près de sept mois.  archives C. PRIGENT/« LE TéLéGRAMME »

Le nourrisson aura été séparé de ses parents pendant près de sept mois. archives C. PRIGENT/« LE TéLéGRAMME »

En 2007, leur bébé à peine âgé de 2 mois leur avait été retiré à la suite d'un signalement effectué auprès du procureur de la République par le CHU de Limoges. L'établissement avait suspecté, à tort, des actes de maltraitance. Quatre ans plus tard, les parents, domiciliés à Champcevinel dans la banlieue de Périgueux, ont obtenu en justice la condamnation de l'hôpital limousin. Il devra leur verser 30 000 euros de dommages-intérêts pour réparer le préjudice causé par une erreur de diagnostic qui aurait pu être évitée.

prématuré au mois de mai, le bambin avait dû être à nouvel hospitalisé quelques semaines plus tard. Son mollet ayant gonflé à la suite d'un vaccin, ses parents, fortement inquiets, avaient consulté un chirurgien périgourdin qui avait mis en évidence une fracture du tibia et orienté l'enfant vers le CHU de Limoges. Quelques jours plus tard, le couple était soupçonné du pire et son fils placé dans une pouponnière des services de l'aide sociale à l'enfance.

Maladie des os de verre

Ce n'est que sept mois plus tard que la justice lavera de tout soupçon le charpentier et l'employée de La Poste, qui auront entre-temps vu naître le doute dans le regard de certains de leurs proches. Jusqu'à ce que l'hôpital Necker de Paris procède à des examens approfondis et réalise un bilan complet. L'enfant était en fait atteint d'ostéogénèse imparfaite, une pathologie rarissime plus connue sous le nom de la « maladie des os de verre ». La fracture du tibia n'était pas imputable à des coups portés, mais à la fragilité du squelette.

Privé de leur enfant pendant près de sept mois, les parents ont vécu douloureusement cette situation. Au point de se retourner contre le CHU sur les conseils de Me Lionel Marconi, leur avocat bordelais. Le procès intenté devant le tribunal administratif de Limoges n'était pas gagné d'avance. L'article 40 du Code pénal impose en effet à toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire ayant connaissance d'un crime ou d'un délit d'en aviser sans délai le procureur de la République. À partir du moment ou un médecin hospitalier avait eu en toute bonne foi une suspicion de mauvais traitement, nul ne pouvait lui reprocher d'en avoir informé qui de droit.

De la même façon, l'erreur de diagnostic ne peut constituer à elle seule une faute. Les médecins limougeauds ont d'ailleurs à un moment donné évoqué l'hypothèse de la maladie des os de verre. Avant de l'écarter après un temps de réflexion. « Le service hospitalier ne s'est toutefois pas entouré de toutes les précautions en ne procédant pas à l'analyse des antécédents familiaux, qui auraient pu permettre de lever les hésitations », relèvent les magistrats du tribunal administratif.

Parents traumatisés

Même si les cas de violence sont beaucoup plus nombreux que ceux d'ostéogénèse, le CHU aurait dû s'enquérir du passé médical des parents et plus particulièrement de celui de la mère, sujette elle aussi à des blessures de cette nature. D'autant que le nourrisson n'était porteur d'aucun des symptômes habituels de la maltraitance : ecchymoses, hématomes… « Il ne saurait être question de reprocher à la mère, profane en la matière, de n'avoir pas elle-même informé les médecins du service des multiples fractures dont elle avait souffert au cours de sa vie », souligne le tribunal.

Si l'enfant n'a pas subi de préjudice physique en raison du retard de diagnostic, il n'en va pas de même des parents, traumatisés par la séparation et qui pendant près de sept mois visitaient quotidiennement leur fils dans les locaux de la pouponnière où il avait été placé. Une épreuve dont ils se souviendront toute leur existence.

mardi 14 septembre 2010

Une Française emprisonnée en Suède pour maltraitance sur son bébé (14/09/2010)

Source : http://www.20minutes.fr/article/596780/societe-une-francaise-emprisonnee-suede-pour-maltraitance-sur-son-bebe


JUSTICE - Epouse du hockeyeur français Damien Feury, elle clame son innocence...

Ses proches sont inquiets et la disent en danger de mort. Une Française de 26 ans, Caroline Suard, est emprisonnée depuis le 13 août en Suède pour «maltraitance aggravée» sur son fils de six mois. La jeune femme, ingénieure, clame son innocence et a entamé une grève de la faim. Son mari, le hockeyeur français Damien Fleury âgé de 24 ans, affirme qu’elle a perdu 15 kilos et qu’elle ne peut pas prendre correctement son traitement contre la maladie de Basedow (hyperthyroïdie) dont elle est atteinte.

Les faits remontent au 5 août dernier, selon le témoignage de ce couple originaire de Saint-Martin d’Uriage en Isère. Ce jour-là, Caroline Suard est seule à la maison, à Västeraas, une petite ville près de Stockholm dont le club a recruté l’ex-hockeyeur grenoblois. Ce dernier raconte, dans le Dauphiné Libéré: «Mon fils était dans son lit et ma femme jouait avec lui. En s’appuyant sur le rebord, le lit a cédé. Timo est tombé à la renverse et ses jambes et sa tête ont heurté les barreaux. Il avait un bleu à la tête mais ma femme a réussi à le consoler.»

Huit de jours de prison pour le père

Le lundi suivant, poursuit-il, «Timo pleurait encore avant d’être inerte. Comme mort. On l’a emmené d’urgence à l’hôpital et là, on nous a dit qu’il avait un hématome à la tête et qu’il s’était mis à saigner. Mais à Stockholm, le médecin a refusé de croire que c’était arrivé le jeudi et il a porté plainte pour maltraitance envers notre fils». Selon l’AFP, le médecin aurait détecté de graves fractures à la jambe et une hémorragie cérébrale venant de l'hématome sur le crâne du nourrisson.

Le couple est arrêté puis emprisonné. Les deux autres enfants, la jumelle de Timo, Lise, et l’aînée Romy (21 mois) sont placés en famille d’accueil. Timo, lui, sort de l'hôpital quelques jours après et est confié à la famille du hockeyeur. Au bout de huit jours, Damien Fleury est relâché, mis hors de cause. Mais Caroline Suard, elle, reste en prison.

«Je suis au courant du fait qu'ils (les parents) disent que c'est un accident, mais les rapports des médecins disent le contraire. Ils disent que l'accident décrit n'est pas la raison des blessures de l'enfant», a confirmé la procureure du district de Västeraas Eva Moren.

«J'ai l'impression d'être dans l'ancienne Union soviétique»

La famille de la jeune femme ne l’entend pas ainsi. Son père a lancé un cri d’alarme dans les colonnes du Dauphiné Libéré ce mardi. «Ma fille est en danger de mort», lâche-t-il. Quant aux trois enfants - qui ont regagné le domicile, «ils sont très perturbés par l’absence de leur mère, notamment la grande qui la réclame souvent. Le médecin suédois est convaincu que ma fille a frappé Timo à la tête bien après l’accident du jeudi mais Caroline n’a jamais eu de problème de comportement, et des examens ont été pratiqués sur ses deux autres enfants qui ont montré qu’ils n’avaient jamais été frappés ni maltraités. Toute cette histoire est insensée», s’emporte-t-il.

«Caroline est innocente et on le sait depuis le début. Toute cette affaire, son déroulement, c'est une honte. J'ai l'impression d'être dans l'ancienne Union soviétique», renchérit Damien Fleury, qui entend alerter les autorités françaises. Contacté par 20minutes.fr, le ministères des Affaires étrangères n’avait pas encore réagi. L'ambassade de France en Suède, elle, dit «suivre l'affaire dès le premier jour». Sur la page Facebook du joueur, les messages de soutien se succèdent. Une page dédiée à cette affaire a été créée et et compte plus de 800 soutiens.

Décision le 24 septembre

Caroline Suard, elle, a écrit une lettre à ses proches depuis la prison.«Je n’ai aucune raison de faire du mal à mon petit garçon. Je l’ai vu sortir de mon ventre comme mes deux filles. C’est ma chair, c’est mon sang, c’est aussi le fils de l’homme que j’aime [...] J’ai été traitée comme une criminelle. J’avais besoin d’aller aux toilettes, on m’a regardé uriner, j’étais humiliée. À 26 ans, ils ont gâché ma vie.»

La décision de renvoyer l'affaire devant un tribunal doit être prise avant le 24 septembre. Mais elle pourrait être reportée après la demande de la famille de nouvelles expertises médicales.

Catherine Fournier

vendredi 18 juin 2010

Mail à Mme Sandrine DOTTORI (18/06/2010)

Mail envoyé dans le cadre des 4èmes Assises Nationales de la Protection de l’Enfance des 28-29 juin 2010 à Marseille


Madame,

J'aurais bien aimé habiter Marseille, et me déplacer en tant que victime des associations de défense des enfants.

Alors que ma compagne vit séparée depuis 10 ans de son compagnon, il a tenté il y a deux ans de placer sa fille en foyer car il n'arrivait pas à en obtenir la garde.
Il nous a accusé de violences pour obtenir ce qu'il voulait de la justice.
La justice n'a pas pris la peine de vérifier ses propos, et a placé l'enfant en foyer.
Nous avons réussi à faire sortir l'enfant du foyer au bout de 10 jours sur un vice de procédure.
L'enfant est sorti traumatisé de cette expérience. Il a été victime d'une justice aveugle et arbitraire, et d'éducateurs qui appliquent les décisions sans se poser de questions.

Alors que certaines associations dénoncent que 50% des enfants n'ont rien a faire dans les foyers et y sont placés de façon arbitraire (vous allez me répondre, c'est bénéfique pour 50% des enfants, alors pourquoi ne pas sacrifier les 50% restants ?), vous continuez à débattre entre vous (éducateurs, pédo-psychiatres, magistrats) sans vous soucier de vos victimes (les enfants dont vous détruisez le cercle familial). C'est ce qui s'appelle "regarder son nombril" et rester fermé au reste du monde.

Alors que les juges pour enfants, avant de prendre une décision, devraient avoir accès à l'ensemble des informations disponibles (rapports d'enquête sociale, rapport des JAF, ...), ils prennent des décisions dans l'urgence, sur la base des appréciations complètement arbitraires de psychiatres, et se lavent les mains une fois que la décision est prise.

Si vous aimez les enfants, vous ne pouvez pas les laisser faire.

Voici mon témoignage sur www.lajusticedelarbitraire.blogspot.com. Consultez ce qui s'est passé en août 2008.
Vous trouverez de nombreux liens vers d'autres témoignages de parents qui ont vécu les mêmes souffrances.

J'attend toujours le remboursement des 5000 € de frais de procédures engagés en 2008 (soit 3 ans d'économies) et les excuses du parquet de Bordeaux (j'ai aujourd'hui une très mauvaises images de la justice française).

M. le député Jean-Paul GARRAUD, ancien magistrat, a pris le soin de m'écouter en 2008 et a eu connaissance de notre dossier.

Ces 4ème assises doivent être l'occasion de réformer la protection de l'enfance en pensant à l'enfant (un enfant n'est rien sans sa famille, seules des maltraitances avérées peuvent être dangereuses et conduire à le sortir de sa famille), et non pas de conforter le pouvoirs des associations qui gagnent de l'argent sur le malheur des enfants.

Recevez, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.

jeudi 10 juin 2010

Le calvaire de Dylan devant les juges (10/06/2010)

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/10/852200-Millau-Le-calvaire-de-Dylan-devant-les-juges.html


Publié le 10/06/2010 07:50 - Modifié le 10/06/2010 à 09:31 | G.A.

Millau. Le calvaire de Dylan devant les juges



C'est demain que s'ouvre à Rodez, le procès des parents de Dylan. Cet homme et cette femme de 43 et 36 ans, ont fait endurer pendant plusieurs années un véritable calvaire à leur petit garçon de 7 ans. La grand-mère maternelle de l'enfant et un voisin sont également poursuivis.

Pendant plusieurs années, Dylan, ce petit garçon de Millau, dans l'Aveyron, aujourd'hui âgé de 9 ans, a vécu un véritable calvaire. Déscolarisé et victime de violences régulières de la part de son père, il vivait dans une chambre délabrée, aux volets constamment fermés et meublée d'un unique lit crasseux et plein d'urine. « Des conditions pires que celles d'une cellule de prison » a déclaré en mars 2009, Patrick Desjardins, le procureur de la République, lorsque l'enfer enduré par ce petit garçon a enfin été mis au jour. Demain Franck et Stéphanie, 43 et 36 ans, ses parents, comparaissent librement pour ces faits devant le tribunal correctionnel de Rodez. Marie-Françoise, sa grand-mère maternelle, et Sébastien C., un voisin de 32 ans, sont également poursuivis dans cette affaire (lire ci-contre) qui a mis en émoi la France entière.

C'est en août 2008 qu'une employée de la protection maternelle infantile (PMI) a signalé à un juge des enfants de Rodez la non-scolarisation de Dylan alors qu'elle s'intéressait à la famille qui venait d'avoir un deuxième garçon. Elle avait également rapporté qu'il faisait montre « de grandes difficultés d'élocution et d'un comportement vif et emporté ». Faute de réponse du couple aux convocations de la justice, la police est intervenue sept mois plus tard et a découvert l'horreur vécue par l'enfant. « Manifestement intelligent, il est très affaibli physiquement et son développement s'en trouve altéré » avait également déploré le procureur.

Dylan, qui n'avait aucun jouet, passait des heures dans le noir enfermé dans sa chambre. Régulièrement, son père le battait « parce qu'il le trouvait agité et pensait ainsi le remettre dans le droit chemin », explique Christophe Bringer, son avocat. Quant à sa mère, qui était dépendante psychologiquement et financièrement de son compagnon maçon, elle n'aurait rien fait pour lui porter secours. Pour Christophe Bringer, et son confrère Jérôme Alirol, le défenseur de la mère, « la société n'a pas aidé ce couple qui a infligé ces mauvais traitements non pas par sadisme mais parce qu'il était incapable, intellectuellement et socialement, d'apporter des réponses adaptées aux problèmes d'éducation ».

Ces parents maltraitants encourent 5 ans de prison.


Les parents, la grand-mère et le voisin poursuivis

Les parents de Dylan, sont poursuivis pour « soustraction par un parent de ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant ». Son père répondra aussi de « violences habituelles sur mineur de 15 ans suivies d'incapacité supérieure à 15 jours » et sa mère de d'« abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne ». La grand-mère maternelle du petit garçon et Sébastien C., le voisin de la famille, pour « non-assistance à personne en danger ». Tous comparaissent librement. La mère a été remise en liberté après quatre mois de détention et le père au bout d'un an.


Le chiffre : 5

ans > de prison. C'est la peine qu'encourent les parents de Dylan pour le calvaire qu'ils lui auraient fait subir durant de nombreux mois.

« Ce petit garçon vivait dans des conditions pires que celles d'une cellule de prison. Son développement s'en est trouvé altéré »

Patrick Desjardins, procureur de la République


Les services sociaux mis en cause

Les défenseurs des parents de Dylan ne cachent pas qu'ils devraient aborder, lors du procès, la question d'un éventuel manquement des services sociaux dans cette affaire. « Je vais attirer l'attention des magistrats sur le fait qu'ils n'ont pas saisi assez vite les juges alors que la famille était suivie », informe Me Jérôme Alirol, l'avocat de la mère de Dylan.

Le conseil général, par la voix de Renée-Claude Coussergues, sa vice-présidente, a toujours clamé que « rien dans le comportement de ce garçon ne laissait supposer la maltraitance ». Elle souligne que « les investigations ont montré qu'il n'y avait pas eu dysfonctionnement de la part des équipes de l'Aide sociale à l'enfance ». Le procureur de la République a considéré, pour sa part, qu'il n'y avait « pas eu de carences des services de l'état même s'il a souhaité que l'enquête révèle pourquoi personne ne s'est soucié de la déscolarisation de Dylan ». Depuis la révélation de l'affaire, le conseil général de l'Aveyron a renforcé ses équipes d'aide à l'enfance en embauchant quatre travailleurs sociaux.

Vendredi, on verra si le tribunal considère que les institutions sont, ou non, en cause.


Dans la rue on veut oublier

Dans la rue Deladoux, à Millau, là où habitaient Dylan et sa famille, beaucoup veulent oublier cette terrible affaire. « On nous a plus ou moins ouvertement accusés dans la presse d'être des salauds parce qu'on n'a rien dit. Mais on ne savait rien sur le calvaire enduré par cet enfant ! », s'insurge une retraitée qui habite à quelques mètres de la maison. Alors, pour elle, il « est plus que temps de tourner la page, de retrouver cette tranquillité dans laquelle le quartier avait toujours baigné jusque-là ».

Depuis mars 2009, Dylan et son petit frère Mathias, 2 ans et demi, vivent en famille d'accueil. « On ne les a jamais revus ici, poursuit un autre habitant de la rue. Il n'y a que les parents qui sont revenus, à leur sortie de prison, pour vider la maison. Ils ont déménagé parce qu'il leur était difficile de rester là après un tel scandale ». à l'instar de pas mal d'autres résidents du secteur, il pense que « ce départ est une bonne chose pour tout le monde ». Assurément, on sent qu'il flotte ici comme un sentiment de culpabilité. Celui de n'avoir pas vu, de n'avoir pas dénoncé. Seul Sébastien C., 32 ans, le voisin poursuivi pour non-assistance en danger, habite toujours la maison, au-dessus de l'appartement où Dylan a vécu l'enfer. « Je ne sais pas où les parents de Dylan sont partis vivre. Je n'ai aucun contact avec eux », lâche le jeune homme qui fait dans l'animation de soirées. Il ne cache pas « appréhender le procès, lui qui, jure-t-il, ne serait qu'un fusible dans cette sale histoire ». rares sont ceux qui lui adressent la parole dans la rue. Lorsqu'on lui parle de Dylan il répond : « Je ne peux rien dire ». Une voisine a une pensée pour Dylan : « C'est terrible pour cet enfant. On voyait bien qu'il avait l'air un peu bizarre, un peu énervé ; mais jamais je n'aurais pensé ça. Maintenant, quand je vois un gamin, je ne peux m'empêcher de penser à lui. ». Il y a quelques semaines, la fourrière est venue enlever la voiture du père de Dylan. Elle était réduite à l'état d'épave. Dans la boîte aux lettres le courrier s'entasse. Les volets de la chambre de l'enfant martyr sont toujours fermés. La famille n'est plus là, mais elle semble encore hanter la rue et les esprits.

jeudi 18 février 2010

Assassinée, la mère d'Ibrahima avait déjà prévenu la police des menaces de son compagnon (18/02/2010)

La mère du petit Ibrahima avait plusieurs fois signalé à la police et à la justice qu'elle recevait des menaces de mort de son ancien compagnon, mais n'a pas été entendue, a déclaré jeudi l'avocate de sa famille, Yasmina Mechoucha Robin.

"Depuis six mois, Tania (la mère de l'enfant) se rendait systématiquement chaque semaine (...) au commissariat pour les prévenir des menaces qu'elle subissait" de la part de son ex-concubin, a indiqué Maître Mechoucha Robin, sur Europe 1. Il s'agissait "de menaces de mort", a-t-elle assuré, précisant que l'ex-compagnon employait "des mots très simples : je vais te tuer".

Si elle avait été "entendue peut-être qu'aujourd'hui elle serait encore en vie" (avocat)

"On l'entendait à peine", a relevé Me Mechoucha Robin : "Il a fallu qu'elle se rende plusieurs fois au commissariat avant qu'on accepte de prendre sa plainte." La victime "allait même jusqu'à appeler le contrôleur judiciaire pour lui faire part du fait que (son ex-compagnon) ne respectait pas" l'interdiction, qui lui était faite, d'entrer en contact avec elle, en vertu du contrôle judiciaire auquel il était soumis. "Et là, elle n'a toujours pas été entendue", a souligné l'avocate. Si elle l'avait été, "peut-être qu'aujourd'hui elle serait encore en vie", a assuré l'avocate, qui représente le père et le frère de Tania.

Grâce au déclenchement du plan "Alerte-Enlèvement", Ibrahima a été retrouvé sain et sauf mardi soir après avoir été enlevé par son père. Celui-ci a avoué mercredi avoir tué la mère de l'enfant, son ancienne compagne, dont le corps avait été retrouvé la veille à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

mercredi 30 décembre 2009

Fonds de financement de la protection de l'enfance : le Conseil d'Etat met en demeure le Gouvernement de publier le décret

Conseil d'État

N° 325824

Mentionné au tables du recueil Lebon

Section du Contentieux

M. Daël, président

M. Alexandre Lallet, rapporteur

Mlle Courrèges Anne, rapporteur public

SCP PEIGNOT, GARREAU, avocats

Lecture du mercredi 30 décembre 2009

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Vu 1°), sous le n° 325824, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 6 mars et 8 juin 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour le DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS, représenté par le président du conseil général ; le DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité refusant de faire droit à sa demande en date du 28 octobre 2008 tendant à l'édiction du décret d'application prévu par l'article 27 de la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 relative à la protection de l'enfance ;

2°) d'enjoindre au Premier ministre, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de publier ce décret dans un délai de trois mois, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu 2°), sous le n° 330223, la requête et le mémoire, enregistrés les 29 juillet et 24 août 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour le DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE, représenté par le président du conseil général ; le DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 23 juin 2009 du Premier ministre rejetant sa demande tendant, d'une part, à ce que soient prises les mesures réglementaires nécessaires à la mise en oeuvre de l'article 27 de la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 relative à la protection de l'enfance et, d'autre part, à ce que la somme de 600 000 euros lui soit versée en compensation des coûts résultant de la mise en oeuvre de cette loi ;

2°) d'enjoindre au Premier ministre d'édicter le décret d'application de l'article 27 de la loi du 5 mars 2007 dans un délai de 3 mois ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 600 000 euros en réparation des préjudices subis du fait du refus illégal d'édicter les décrets d'application d'une loi ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

....................................................................................

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu la Constitution ;

Vu le code général des collectivités territoriales ;

Vu la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007, notamment son article 27 ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Alexandre Lallet, Maître des Requêtes,

- les observations de la SCP Peignot, Garreau, avocat du DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS et de la SCP Boutet, avocat du DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE,

- les conclusions de Mlle Anne Courrèges, rapporteur public ;

La parole ayant été à nouveau donnée à la SCP Peignot, Garreau, avocat du DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINTDENIS et à la SCP Boutet, avocat du DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE ;

Considérant que les requêtes visées ci-dessus présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

Sur la légalité des décisions attaquées :

Considérant qu'en vertu de l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre assure l'exécution des lois et exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve de la compétence conférée au Président de la République par son article 13 ; que l'exercice du pouvoir réglementaire comporte non seulement le droit, mais aussi l'obligation de prendre dans un délai raisonnable les mesures qu'implique nécessairement l'application de la loi, hors le cas où le respect des engagements

internationaux de la France y ferait obstacle ;

Considérant qu'aux termes de l'article 27 de la loi du 5 mars 2007 relative à la protection de l'enfance : I. - Il est créé un Fonds national de financement de la protection de l'enfance au sein de la Caisse nationale des allocations familiales.

Son objet est de compenser les charges résultant pour les départements de la mise en oeuvre de la présente loi selon des critères nationaux et des modalités fixés par décret et de favoriser des actions entrant dans le cadre de la réforme de la protection de l'enfance et définies par voie conventionnelle entre le fonds et ses bénéficiaires. / II. - Les ressources du fonds sont constituées par : / - un versement de la Caisse nationale des allocations familiales, dont le montant est arrêté

en loi de financement de la sécurité sociale ; / - un versement annuel de l'Etat, dont le montant est arrêté en loi de finances. / III. - Le fonds est administré par un comité de gestion associant des représentants de la Caisse nationale des allocations familiales, des représentants des départements et de l'Etat, selon des modalités fixées par décret. Par une délibération annuelle, il se prononce sur l'opportunité de moduler les critères de répartition du fonds définis au I. / IV. - Par exception au II, le versement de la Caisse nationale des allocations familiales pour l'année 2007 est fixé à 30 millions d'euros ;

Considérant, d'une part, qu'un décret était nécessaire pour fixer les critères nationaux et les modalités selon lesquels les ressources du fonds national de financement de la protection de l'enfance seraient affectés aux départements en vue de compenser les charges résultant pour eux de l'application de la loi du 5 mars 2007 ; que l'application de l'article 27 de cette loi est également manifestement impossible en l'absence de décret définissant les modalités d'organisation et de fonctionnement de ce fonds, notamment la répartition des sièges, au sein du comité de gestion, entre les représentants de la Caisse nationale des allocations familiales, des départements et de l'Etat, les modalités de leur désignation et la durée de leur mandat ;

Considérant, d'autre part, que le refus implicite du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité de proposer à la signature du Premier ministre le décret demandé par le DEPARTEMENT DE LA SEINESAINT-DENIS est intervenu plus d'un an et demi après la publication de la loi du 5 mars 2007 ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des indications fournies par le ministre en défense, que l'élaboration de ce décret se serait

heurtée à des difficultés particulières, de nature à justifier l'absence d'édiction de ce texte au terme d'un tel délai ; qu'ainsi ce refus, intervenu après l'expiration du délai raisonnable qui était imparti au Gouvernement pour le prendre, est entaché d'illégalité ; qu'il en va de même de la décision expresse de refus que le Premier ministre a opposée, le 23 juin 2009, à la demande que le DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE lui avait présentée en vue d'obtenir l'édiction de ce décret ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen soulevé par le DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS, les décisions attaquées doivent être annulées ;

Sur les conclusions à fins d'injonction :

Considérant que l'annulation des décisions attaquées implique nécessairement que le Premier ministre prenne le décret litigieux ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui enjoindre de prendre ce décret dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

Sur les conclusions indemnitaires du DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE :

Considérant que le refus illégal de prendre les mesures réglementaires qu'implique nécessairement l'application de l'article 27 de la loi du 5 mars 2007 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

Considérant, d'une part, qu'en vertu du IV de cet article, le législateur n'a décidé d'affecter au fonds national de financement de la protection de l'enfance que la somme de 30 millions d'euros pour l'ensemble des départements ;

qu'aucune disposition de loi de finances ni de loi de financement de la sécurité sociale n'a prévu de financement complémentaire ;

Considérant, d'autre part, qu'il résulte des dispositions du même article 27, éclairées par leurs travaux préparatoires, qu'un département ne saurait revendiquer de droit à la compensation intégrale des charges résultant pour lui de l'application de cette loi, mais seulement celui de se voir verser une fraction des sommes dont dispose le fonds, dont l'objet est de compenser ces charges, réparties selon des critères nationaux tenant compte, notamment, de leur situation démographique et sociale ;

Considérant que, compte tenu, d'une part, de la somme de 30 millions d'euros que le législateur s'est borné à allouer pour l'ensemble des départements, d'autre part, des pièces que le DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE a produites à la suite du supplément d'instruction ordonné par le Conseil d'Etat, et qui font apparaître les dépenses effectivement exposées

par ce dernier pour la mise en œuvre des dispositions de la loi du 5 mars 2007, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par ce département, pour la période comprise entre l'expiration du délai raisonnable mentionné ci-dessus et la date de la présente décision, en l'évaluant à 100 000 euros ; qu'il y a lieu, par suite, de condamner l'Etat à verser cette

somme au DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE, en réparation du préjudice subi du fait de la carence du pouvoir réglementaire ; qu'il devra être tenu compte de cette indemnisation dans la répartition des sommes à laquelle procèdera le fonds mis en place en exécution de la présente décision ;

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à ce titre une somme de 3 000 euros à la charge de l'Etat au profit de chacun des départements requérants ;

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité refusant de proposer à la signature du Premier ministre les mesures réglementaires qu'implique nécessairement l'application de l'article 27 de la loi du 5 mars 2007 et la décision du Premier ministre du 23 juin 2009 refusant d'édicter ces mesures sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au Premier ministre de prendre les mesures réglementaires qu'implique nécessairement l'application de l'article 27 de la loi du 5 mars 2007, conformément aux motifs de la présente décision, dans un délai de quatre mois à compter de la notification de celle-ci, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Article 3 : L'Etat est condamné à verser au DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE une somme de 100 000 euros. Il sera tenu compte de cette indemnisation dans la répartition des sommes à laquelle procèdera le fonds national de financement de la protection de l'enfance.

Article 4 : L'Etat versera au DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS et au DEPARTEMENT DE SAONE-ETLOIRE une somme de 3 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions du DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE est rejeté.

Article 6 : La présente décision sera notifiée au DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS, au DEPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE, au Premier ministre et au ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

dimanche 22 novembre 2009

Placement abusif d’enfant, vous avez quelques heures pour réagir, pas plus…

MàJ, 22/11/09

Certains lecteurs de ce site me demandent comment réagir face à une décision de placement de leur enfant. Décision qui les déstabilise surtout quand elle est soudaine.

D’abord ne pas paniquer et bien savoir que le placement doit être dûment notifié par le juge des enfants y compris lorsque la justice détecte des situations d’urgence. Cela veut dire que vous devez recevoir une décision du juge par courrier. Pas de notification de placement = pas de placement.

A partir du moment où vous estimez que vous avez été abusé par certaines manoeuvres (lorsqu’on vous laisse à penser, par exemple, que le placement est un acte banal, susceptible de vous soulager à l’instant de vos difficultés, que vous récupérerez rapidement votre enfant dès que tout ira bien, etc..) il n’est pas trop tard pour réagir mais il faut le faire vite, très très vite.

En pratique, ne croyez pas les discours lénifiants voir même sirupeux de certains intervenants vous incitant à livrer votre enfant à une pouponnière ou tout autre établissement alors même qu’aucune décision n’a été prise à son égard.

Enfin, dès la notification reçue, vous avez 15 jours pour faire appel de cette décision de placement (jugement, ordonnance provisoire).

Même si le juge des enfants ou le parquet peut décider un placement sans l’audition des parents, cela doit se faire dans un cadre très strict :

- le parquet a 8 jours pour saisir le juge des enfants. En cas de non respect de cette condition, les parents peuvent demander la restitution de l’enfant.

- le juge des enfants doit convoquer les parents dans un délai de 15 jours à compter de la décision ou de la saisine par le parquet, faute de quoi le mineur leur est remis sur leur demande.

-pour la mise en oeuvre de cette mesure de placement, l’audition des parents est obligatoire, sauf “urgence motivée”. La aussi des éléments précis doivent vous être fournis.

Pas de notification de la justice, pas de placement

Enfin, pour que tout ce qui précède soit bien respecté, il serait préférable d’avoir le conseil d’un avocat. Bien que celui-ci ne soit pas obligatoire, il est seul à pouvoir consulter l’intégralité du dossier (mais il ne pourra pas vous le communiquer). Le juge décide des éléments à porter à votre connaissance, si vous en faite la demande.

Un juge peut également demander au bâtonnier un avocat d’office pour vous défendre, si vous le demandez. celui-ci a alors 8 jours pour le désigner.

Tout porte donc à une réactivité rapide, mais cela peut vous permettre de sauver une situation personnelle tant qu’il en est encore temps. Après, il sera trop tard, et vous devrez apporter au juge des éléments nouveaux pour remettre en cause ce placement. Il vous faudra alors construire devant lui un projet de vie et le convaincre de vous remettre l’enfant. Mais là c’est une autre affaire…

(lien: textes juridiques sur l’OPP,sur le site commun du Conseil général / Inspection académique de l’Ardèche )

pour aller plus loin, consulter le code de la procédure civile et le Décret n° 2002-361 du 15 mars 2002 sur l’assistance éducative.