jeudi 18 décembre 2008
jeudi 11 décembre 2008
Lettre au M.D.S.I. de Talence (11/12/2008)
M.D.S.I. De Talence
A l'attention de Mme LOQUET
226, cours Gambetta
33400 TALENCE
B., le 11 décembre 2008
Objet : Suites de vos entretiens avec Mme R.
Madame,
Vous trouverez ci-joint le rapport d'expertise de Marie L. rendu par Mme GENDREAU en vue de l'audience au tribunal du 18 décembre 2008.
Dans ce rapport, Mme GENDREAU met en cause la psychologue du CMS de Talence qui aurait conseillé à Mme R. de répondre aux questions de l'enfant en lui disant la vérité sur les causes de sa séparation avec son père.
Pour un petit rappel des faits :
- le C.M.S. de Talence a été diligenté pour réaliser deux enquêtes sociales au domicile de Mme R. en 2005 / 2006 suite à une plainte calomnieuse de la part du père.
- le C.M.S. De Talence a été diligenté suite au signalement de l'école de Talence pour rencontrer Mme R. en entretien avec Mme Loquet.
Le comportement est les résultats scolaires de Marie sont en progrès sur le premier trimestre 2008, depuis qu'elle ne voit plus son père qu'en point rencontre, suite à la préconisation du Docteur D., pédo-psychiatre, de mettre en place ce système.
Le docteur Gendreau va à l'encontre du diagnostic du pédo-psychiatre qui suit Marie depuis 3-4 ans en préconisant la fin du point rencontre.
J'ai l'impression de retrouver dans cette affaire tous les éléments que vous trouverez ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125.asp
c'est à dire non communication entre les différents services sociaux et partenaires médicaux, non prise en compte de tous les éléments fournis au dossier depuis 4 ans, non prise en compte des mensonges pourtant prouvés (M. L. déclare par exemple lors de l'expertise que ses parents se sont séparés lorsqu'il avait 3 ans alors qu'il en avait 37).
Notre vie est un enfer depuis le mois d'août 2008, tout ce que nous avons essayé de construire est remis en cause sur les bases de propos d'un homme uniquement animé par un désir de vengeance. Notre aménagement dans la maison que nous avons fait construire est stoppé par les frais de justice que nous devons débourser (cette procédure coûtera au minimum 4000 €), Mme R., suite à l'attente du verdict du J.A.F., a fait une fausse couche, et nous ne pouvons malheureusement pas envisager de donner un petit frère ou une petite soeur à Marie tant qu'un climat plus paisible ne règnera pas dans sa vie.
Et tout ce que je constate est l'indifférence des personnes que nous rencontrons et qui prennent bien soin de mettre en garde sur les dangers encourus par l'enfant mais ne cherchent pas à creuser pour en trouver les véritables causes.
Dans l'attente de votre action,
Recevez, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.
A l'attention de Mme LOQUET
226, cours Gambetta
33400 TALENCE
B., le 11 décembre 2008
Objet : Suites de vos entretiens avec Mme R.
Madame,
Vous trouverez ci-joint le rapport d'expertise de Marie L. rendu par Mme GENDREAU en vue de l'audience au tribunal du 18 décembre 2008.
Dans ce rapport, Mme GENDREAU met en cause la psychologue du CMS de Talence qui aurait conseillé à Mme R. de répondre aux questions de l'enfant en lui disant la vérité sur les causes de sa séparation avec son père.
Pour un petit rappel des faits :
- le C.M.S. de Talence a été diligenté pour réaliser deux enquêtes sociales au domicile de Mme R. en 2005 / 2006 suite à une plainte calomnieuse de la part du père.
- le C.M.S. De Talence a été diligenté suite au signalement de l'école de Talence pour rencontrer Mme R. en entretien avec Mme Loquet.
Le comportement est les résultats scolaires de Marie sont en progrès sur le premier trimestre 2008, depuis qu'elle ne voit plus son père qu'en point rencontre, suite à la préconisation du Docteur D., pédo-psychiatre, de mettre en place ce système.
Le docteur Gendreau va à l'encontre du diagnostic du pédo-psychiatre qui suit Marie depuis 3-4 ans en préconisant la fin du point rencontre.
J'ai l'impression de retrouver dans cette affaire tous les éléments que vous trouverez ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125.asp
c'est à dire non communication entre les différents services sociaux et partenaires médicaux, non prise en compte de tous les éléments fournis au dossier depuis 4 ans, non prise en compte des mensonges pourtant prouvés (M. L. déclare par exemple lors de l'expertise que ses parents se sont séparés lorsqu'il avait 3 ans alors qu'il en avait 37).
Notre vie est un enfer depuis le mois d'août 2008, tout ce que nous avons essayé de construire est remis en cause sur les bases de propos d'un homme uniquement animé par un désir de vengeance. Notre aménagement dans la maison que nous avons fait construire est stoppé par les frais de justice que nous devons débourser (cette procédure coûtera au minimum 4000 €), Mme R., suite à l'attente du verdict du J.A.F., a fait une fausse couche, et nous ne pouvons malheureusement pas envisager de donner un petit frère ou une petite soeur à Marie tant qu'un climat plus paisible ne règnera pas dans sa vie.
Et tout ce que je constate est l'indifférence des personnes que nous rencontrons et qui prennent bien soin de mettre en garde sur les dangers encourus par l'enfant mais ne cherchent pas à creuser pour en trouver les véritables causes.
Dans l'attente de votre action,
Recevez, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.
samedi 6 décembre 2008
Une histoire d'enfant, une histoire triste (06/12/2008)
Source : http://www.avocats.fr/space/antoine.beguin/content/une-histoire-d-enfant--une-histoire-triste_AA91C73C-2853-4344-B7BC-55A2664E910C/html-print
Par antoine.beguin le 06/12/08 - 00:03
Publié sur antoine.beguin
Mots-clés : avocats, juge des enfants, justice
Lu 186 fois
La télévision offre des moments - rares - de grande qualité, tel ce reportage diffusé jeudi soir à une heure indécente. Seuls les téléspectateurs insomniaques ou bien des personnes intéressées par le sujet ont pu voir cette émission. La Justice des enfants, filmée sans commentaire superficiel avec des dialogues entre le juge et le parent qui vous marquent telle une gifle. Des histoires où l'on mesurait toute la difficulté du travail d'un juge isolé qui cherche à trouver la bonne solution dans l'intérêt de l'enfant tandis que le parent hurle son incompréhension. La proximité physique entre le justiciable et le juge rendait l'échange encore plus tendu. Cette émission m'a rappelé un dossier, un dossier triste à en pleurer. Je ne cherche pas à faire dans l'émotion facile, juste à témoigner.
Appelons-le Alexandre, un enfant arrivé trop vite dans un couple trop jeune. Une maman qui aime, mais qui aime mal, maladroite, gaudiche peut-on dire. Un père dépassé par les événements. L'enfant connait des problèmes psychologiques et attire l'attention d'une assistante sociale. La justice est saisie et un juge des enfants, sûrement à raison (je n'étais pas dans le dossier à l'époque) décide d'une mesure d'assistance éducative. Ce sera une mesure dure, radicale, le placement de l'enfant dans un foyer d'accueil. Les parents acceptent, que peuvent-ils faire ? Et l'enfant va ainsi passer ses premières années dans un foyer où il ne s'épanouit pas. Non pas qu'il manque de soins et d'attention, il lui manque ses parents tout simplement.
Je suis contacté par les grands-parents. Ils sont désespérés de constater l'état de leur petit-fils. Le contexte est difficile, de vieilles rancoeurs familiales brouillent les jugements des uns et des autres. Je demande et obtiens un droit de visite pour les grands-parents. Mais les grands-parents veulent plus, ils proposent d'accueillir l'enfant, le sortir du marasme dans lequel il survit.
Je demande un placement chez eux, « tiers dignes de confiance », comme dit la loi. La justice n'est pas convaincue. Il est vrai que la grand-mère est juste assistance maternelle, elle ne doit pas savoir s'occuper d'un enfant... je crois rêver. La Cour d'appel confirme. Le placement chez les grands parents est une mesure lourde de conséquence me dit-on, il faut « évaluer » la mesure, "attendre le rapport" de l'ASE... on perd du temps. L'aide sociale à l'enfance est contre, les parents pour. La tension monte rapidement entre les avocats des parents/grands parents et l'ASE. Nous nous fendons d'un courrier très ferme au Président du conseil général pour évoquer ce dossier et le comportement de l'ASE que nous jugeons contraire aux intérêts de l'enfant.
Nous insistons et sommes enfin entendus. L'enfant a 8 ans et sa résidence est désormais fixée chez ses grands parents. Il revit. Renfermé, taciturne, mauvais à l'école auparavant, il redevient un enfant une fois chez ses grands-parents. Il fait des progrès à l'école, pratique des sports, progresse dans tous les domaines. Soyons honnêtes, les grands-parents y sont pour beaucoup mais la psychologue a su apporter de l'apaisement dans une situation tendue. Tout va donc bien. La mesure est reconduite au bout d'un an.
Nous en sommes à trois ans. Mais chacun sait que tout cela est provisoire. A terme, il faudra bien que les parents retrouvent leur enfant. C'est là le problème. La mère a refait sa vie et n'est plus du tout enchantée à l'idée de reprendre le gamin. Le père habite loin. Il aime son enfant mais il a eu un bébé depuis et... « vous comprenez Madame le juge, ce serait compliqué si Alexandre revenait... ».
Nouvelle audience. J'assiste toujours les grands-parents qui sont prêts à consentir tous les efforts pour leur petit-fils, tout pour éviter le foyer. L'audience est surréaliste, une catastrophe complète. La mère, hargneuse, méchante, crie sur tout le monde, menace et ne veut pas de son enfant : « qu'il aille en foyer ». Mon sang se glace. Le père ne vaut guère mieux. Il aime son enfant mais il ne sait pas, ne veut pas, ne comprend pas. Bref, le voir de temps en temps, ça lui convient. Je vois le désastre s'annoncer. Les parents ne veulent pas reprendre l'enfant. Les grands-parents sont âgés et le juge est perplexe sur leur capacité à accueillir encore longtemps l'enfant. Alexandre est entendu. Il crie sa haine du foyer : il fera tout pour ne pas y retourner.
La psychologue déléguée de je ne sais quel service est insupportable. Son discours est parsemé de sous-entendus sur tel parent, telle attitude déplacée, tel comportement... Elle utilise un vocabulaire technique, hermétique qui ne fait que renforcer la tension ambiante. Je perds mon calme et lui demande de dire franchement les choses, crevons l'abscès. « tout est dans mon rapport... » dira-t-elle. La mère fulmine, accuse le père d'attouchements puis la grand-mère, le père ne sait plus quoi dire, les grands-parents sont effondrés, du pain béni pour la psy qui fait des gorges chaudes de la situation familiale : « vous voyez Madame le juge, c'est bien ce que je disais... ». A l'écouter, un seul remède : le placement en urgence de l'enfant dans un foyer. Encore et toujours la "solution" du foyer. Le gamin n'en veut pas, n'en veut plus. Il se plait chez ses grands-parents.
Nous quittons la salle. Je me souviens du regard apeuré de l'enfant scrutant nos yeux. Il sait que son avenir se joue dans ses instants. Les parents le rassurent... drôle de parents qui refusent d'assumer leur rôle, qui font semblant pour se donner bonne conscience.
Je guette avec angoisse le délibéré. Ouf. Le juge décide de reconduire le placement chez les grands-parents pendant six mois, histoire de se donner le temps de la réflexion, une décision obtenue à l'arrachée.
C'était il y a quelques mois. Nous approchons à grands pas de la fin du placement. Il y aura une nouvelle audience, de nouveaux cris... et des parents qui diront clairement au juge qu'ils ne veulent pas accueillir leur enfant. Les grands-parents seront mis sur le carreau par la psy et je n'arriverai probablement pas à convaincre le juge une seconde fois. Nous partirons sur un placement en foyer... Ou ? Pour combien de temps ? Ce sera une déchirure pour Alexandre, une nouvelle fois éloigné de sa famille. Retour à la case départ. Il l'a dit à plusieurs reprises : s'il est placé, il fuguera, ou pire...
A la sortie de l'audience, il sera assis sur le banc à nous attendre. Je croiserai son regard et il comprendra.
Chapeau bas aux confrères remplis de certitudes sur leur métier. Pour moi, ce sont quelques certitudes et beaucoup de doutes, surtout dans des dossiers comme celui-là.
Par antoine.beguin le 06/12/08 - 00:03
Publié sur antoine.beguin
Mots-clés : avocats, juge des enfants, justice
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La télévision offre des moments - rares - de grande qualité, tel ce reportage diffusé jeudi soir à une heure indécente. Seuls les téléspectateurs insomniaques ou bien des personnes intéressées par le sujet ont pu voir cette émission. La Justice des enfants, filmée sans commentaire superficiel avec des dialogues entre le juge et le parent qui vous marquent telle une gifle. Des histoires où l'on mesurait toute la difficulté du travail d'un juge isolé qui cherche à trouver la bonne solution dans l'intérêt de l'enfant tandis que le parent hurle son incompréhension. La proximité physique entre le justiciable et le juge rendait l'échange encore plus tendu. Cette émission m'a rappelé un dossier, un dossier triste à en pleurer. Je ne cherche pas à faire dans l'émotion facile, juste à témoigner.
Appelons-le Alexandre, un enfant arrivé trop vite dans un couple trop jeune. Une maman qui aime, mais qui aime mal, maladroite, gaudiche peut-on dire. Un père dépassé par les événements. L'enfant connait des problèmes psychologiques et attire l'attention d'une assistante sociale. La justice est saisie et un juge des enfants, sûrement à raison (je n'étais pas dans le dossier à l'époque) décide d'une mesure d'assistance éducative. Ce sera une mesure dure, radicale, le placement de l'enfant dans un foyer d'accueil. Les parents acceptent, que peuvent-ils faire ? Et l'enfant va ainsi passer ses premières années dans un foyer où il ne s'épanouit pas. Non pas qu'il manque de soins et d'attention, il lui manque ses parents tout simplement.
Je suis contacté par les grands-parents. Ils sont désespérés de constater l'état de leur petit-fils. Le contexte est difficile, de vieilles rancoeurs familiales brouillent les jugements des uns et des autres. Je demande et obtiens un droit de visite pour les grands-parents. Mais les grands-parents veulent plus, ils proposent d'accueillir l'enfant, le sortir du marasme dans lequel il survit.
Je demande un placement chez eux, « tiers dignes de confiance », comme dit la loi. La justice n'est pas convaincue. Il est vrai que la grand-mère est juste assistance maternelle, elle ne doit pas savoir s'occuper d'un enfant... je crois rêver. La Cour d'appel confirme. Le placement chez les grands parents est une mesure lourde de conséquence me dit-on, il faut « évaluer » la mesure, "attendre le rapport" de l'ASE... on perd du temps. L'aide sociale à l'enfance est contre, les parents pour. La tension monte rapidement entre les avocats des parents/grands parents et l'ASE. Nous nous fendons d'un courrier très ferme au Président du conseil général pour évoquer ce dossier et le comportement de l'ASE que nous jugeons contraire aux intérêts de l'enfant.
Nous insistons et sommes enfin entendus. L'enfant a 8 ans et sa résidence est désormais fixée chez ses grands parents. Il revit. Renfermé, taciturne, mauvais à l'école auparavant, il redevient un enfant une fois chez ses grands-parents. Il fait des progrès à l'école, pratique des sports, progresse dans tous les domaines. Soyons honnêtes, les grands-parents y sont pour beaucoup mais la psychologue a su apporter de l'apaisement dans une situation tendue. Tout va donc bien. La mesure est reconduite au bout d'un an.
Nous en sommes à trois ans. Mais chacun sait que tout cela est provisoire. A terme, il faudra bien que les parents retrouvent leur enfant. C'est là le problème. La mère a refait sa vie et n'est plus du tout enchantée à l'idée de reprendre le gamin. Le père habite loin. Il aime son enfant mais il a eu un bébé depuis et... « vous comprenez Madame le juge, ce serait compliqué si Alexandre revenait... ».
Nouvelle audience. J'assiste toujours les grands-parents qui sont prêts à consentir tous les efforts pour leur petit-fils, tout pour éviter le foyer. L'audience est surréaliste, une catastrophe complète. La mère, hargneuse, méchante, crie sur tout le monde, menace et ne veut pas de son enfant : « qu'il aille en foyer ». Mon sang se glace. Le père ne vaut guère mieux. Il aime son enfant mais il ne sait pas, ne veut pas, ne comprend pas. Bref, le voir de temps en temps, ça lui convient. Je vois le désastre s'annoncer. Les parents ne veulent pas reprendre l'enfant. Les grands-parents sont âgés et le juge est perplexe sur leur capacité à accueillir encore longtemps l'enfant. Alexandre est entendu. Il crie sa haine du foyer : il fera tout pour ne pas y retourner.
La psychologue déléguée de je ne sais quel service est insupportable. Son discours est parsemé de sous-entendus sur tel parent, telle attitude déplacée, tel comportement... Elle utilise un vocabulaire technique, hermétique qui ne fait que renforcer la tension ambiante. Je perds mon calme et lui demande de dire franchement les choses, crevons l'abscès. « tout est dans mon rapport... » dira-t-elle. La mère fulmine, accuse le père d'attouchements puis la grand-mère, le père ne sait plus quoi dire, les grands-parents sont effondrés, du pain béni pour la psy qui fait des gorges chaudes de la situation familiale : « vous voyez Madame le juge, c'est bien ce que je disais... ». A l'écouter, un seul remède : le placement en urgence de l'enfant dans un foyer. Encore et toujours la "solution" du foyer. Le gamin n'en veut pas, n'en veut plus. Il se plait chez ses grands-parents.
Nous quittons la salle. Je me souviens du regard apeuré de l'enfant scrutant nos yeux. Il sait que son avenir se joue dans ses instants. Les parents le rassurent... drôle de parents qui refusent d'assumer leur rôle, qui font semblant pour se donner bonne conscience.
Je guette avec angoisse le délibéré. Ouf. Le juge décide de reconduire le placement chez les grands-parents pendant six mois, histoire de se donner le temps de la réflexion, une décision obtenue à l'arrachée.
C'était il y a quelques mois. Nous approchons à grands pas de la fin du placement. Il y aura une nouvelle audience, de nouveaux cris... et des parents qui diront clairement au juge qu'ils ne veulent pas accueillir leur enfant. Les grands-parents seront mis sur le carreau par la psy et je n'arriverai probablement pas à convaincre le juge une seconde fois. Nous partirons sur un placement en foyer... Ou ? Pour combien de temps ? Ce sera une déchirure pour Alexandre, une nouvelle fois éloigné de sa famille. Retour à la case départ. Il l'a dit à plusieurs reprises : s'il est placé, il fuguera, ou pire...
A la sortie de l'audience, il sera assis sur le banc à nous attendre. Je croiserai son regard et il comprendra.
Chapeau bas aux confrères remplis de certitudes sur leur métier. Pour moi, ce sont quelques certitudes et beaucoup de doutes, surtout dans des dossiers comme celui-là.
Libellés :
juge des enfants,
placement en foyer
lundi 1 décembre 2008
Un père tue sa fille de 4 ans et se donne la mort (01/12/2008)
Un père tue sa fille de 4 ans et se donne la mort
Source : http://www.dna.fr/articles/200812/01/un-pere-tue-sa-fille-de-ans-et-se-donne-la-mort,region,000000206.php
Drame familial samedi à Dinsheim, au 171 rue du Général-de-Gaulle. Damien Blattner, 38 ans, a tué sa fille âgée de 4 ans, avec une arme à feu, avant de se donner la mort. Un membre de la famille a découvert les corps vers 22h samedi, dans la cave de la maison. Le drame a eu lieu dans la maison de la grand-mère paternelle. Suite à la séparation d'avec sa femme, il y a plusieurs semaines, Damien Blattner était revenu vivre chez sa mère, avec son frère. Il avait obtenu un droit de garde pour le week-end. ...
--------------------------------------------------------------------------------
Source : http://enfants-orchidee.forums-actifs.net/faits-divers-f24/drame-de-dinsheim-la-difficile-justice-des-familles-en-question-t885.htm?sid=7e8ce49c3d143e81f76cf61b3fc1a3f2
Un père de 38 ans a tué sa fille de trois ans avant de se suicider, samedi, à Dinsheim (Bas-Rhin). Il venait d’obtenir un droit de visite devant un juge des familles. La mère de l’enfant avait averti la justice que son ex-compagnon était alcoolique et violent. Il devait être jugé pour coups et blessures.
L’homme, âgé de 38 ans, est venu chercher sa fille samedi, au domicile de sa mère, à Benfeld, près de Saverne (Bas-Rhin). Il n’avait pas vu l’enfant depuis la séparation du couple, quelques mois auparavant. La rupture se passait mal et la mère refusait le droit de visite. Elle avait engagé une procédure pour obtenir le droit de garde, au motif que le père était alcoolique et violent.
Mais deux jours avant ce samedi, un juge des familles de Strasbourg a décidé que les liens familiaux ne devaient pas être rompus, et a imposé un droit de visite. Décision à priori banale, comme il s’en prend des centaines chaque jour en France.
Les corps de l’enfant et du père ont été découverts dans la soirée par une tante, dans la cave du domicile paternel de Dinsheim-sur-Bruche. L’homme a tué sa fille deux heures après être venu la chercher, avant de retourner l’arme contre lui.
Aujourd’hui, Nathalie, la mère de l’enfant, accuse la justice. Document France Bleu Alsace. (0'49")
Source : http://www.dna.fr/articles/200812/01/un-pere-tue-sa-fille-de-ans-et-se-donne-la-mort,region,000000206.php
Drame familial samedi à Dinsheim, au 171 rue du Général-de-Gaulle. Damien Blattner, 38 ans, a tué sa fille âgée de 4 ans, avec une arme à feu, avant de se donner la mort. Un membre de la famille a découvert les corps vers 22h samedi, dans la cave de la maison. Le drame a eu lieu dans la maison de la grand-mère paternelle. Suite à la séparation d'avec sa femme, il y a plusieurs semaines, Damien Blattner était revenu vivre chez sa mère, avec son frère. Il avait obtenu un droit de garde pour le week-end. ...
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Source : http://enfants-orchidee.forums-actifs.net/faits-divers-f24/drame-de-dinsheim-la-difficile-justice-des-familles-en-question-t885.htm?sid=7e8ce49c3d143e81f76cf61b3fc1a3f2
Un père de 38 ans a tué sa fille de trois ans avant de se suicider, samedi, à Dinsheim (Bas-Rhin). Il venait d’obtenir un droit de visite devant un juge des familles. La mère de l’enfant avait averti la justice que son ex-compagnon était alcoolique et violent. Il devait être jugé pour coups et blessures.
L’homme, âgé de 38 ans, est venu chercher sa fille samedi, au domicile de sa mère, à Benfeld, près de Saverne (Bas-Rhin). Il n’avait pas vu l’enfant depuis la séparation du couple, quelques mois auparavant. La rupture se passait mal et la mère refusait le droit de visite. Elle avait engagé une procédure pour obtenir le droit de garde, au motif que le père était alcoolique et violent.
Mais deux jours avant ce samedi, un juge des familles de Strasbourg a décidé que les liens familiaux ne devaient pas être rompus, et a imposé un droit de visite. Décision à priori banale, comme il s’en prend des centaines chaque jour en France.
Les corps de l’enfant et du père ont été découverts dans la soirée par une tante, dans la cave du domicile paternel de Dinsheim-sur-Bruche. L’homme a tué sa fille deux heures après être venu la chercher, avant de retourner l’arme contre lui.
Aujourd’hui, Nathalie, la mère de l’enfant, accuse la justice. Document France Bleu Alsace. (0'49")
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frais de justice,
mort,
séparation
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